

Interprétée...
Parmi
les opposants à la fête du Vingt Décembre, il y a ceux
qui la vivent sur un mode persécutif et qui en font une interprétation
toute particulière :
" C'est bientôt le 20 décembre, la 'fête cafre'. Le pouvoir
politique a inventé cette prétendue fête, et il nous force à la
célébrer, faisant ainsi croire au monde que les Créoles
sont des esclaves. (...) Le pouvoir culturel (...) a fagoté pour les enfants
noirs, un langage comique (...) Le pouvoir politique et le pouvoir culturel de
notre pays ont institué, dans un département français, l'apartheid
qu'ils reprochaient aux Sud-Africains. Au nom du 'droit à la différence',
les petits enfants de chez nous ressembleront vraiment, d'ici peu, à des
petits mâles et des petites femelles d'esclavesJournal de l’Ile de
La Réunion du 06-01-1992, « A propos du 20 décembre »,
par Jacques LOUGNON.
Les lendemains de fêtes sont souvent les moments choisis par les opposants aux commémorations et au travail de mémoire pour faire prévaloir leurs vues et tenter de remettre de l’ordre dans des idées qui ont pu être ébranlées.
Et parmi ceux-ci nous pouvons citer nos propres enquêtes qui sont unanimes à dénoncer
la persistance de l'esclavage dans les relations sociales ou dans les mentalités.
Voir en annexes. comme il y a 200 ans de cela. Déjà le gouvernement
avait supprimé le Bumidom . (...) Pendant qu'on nous bourre le crâne,
on remplace peu à peu sur le sol de France, les Français d'outre-mer
par les immigrés du Tiers-Monde. (...) Le pompon, c'est que ce pouvoir
qui nous oblige à être "différents" des Français,
nous oblige également à payer pour que les immigrés étrangers,
eux, deviennent des Français à notre place. (...)Filles et
garçons de Bourbon (...) vous n'êtes pas des esclaves. Vous
n'êtes pas des immigrés. Vous n'êtes pas Mozambicains,
ni Comoriens, ni Malgaches, ni Sri Lankais. Vous êtes Français.
La Réunion n'est pas un bantoustan, et le Chaudron n'est pas Soweto. Le "20 décembre" n'est pas votre fête, c'est votre honte."