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d'autant plus qu'il resta marginal dans l'Eglise pendant la période
esclavagiste- n'entend rien céder à l'abolitionnisme jacobin.
L'Église catholique de La Réunion revendique sa place de
fille aînée de la Mission. On sent poindre une certaine
concurrence entre Institutions comme il est habituel partout où il
y a enjeu de pouvoirs.
Cette fête du Vingt Décembre est difficile à cerner car
chacun, qui détient une part de responsabilité dans l'Ile,
sent bien qu'il s'agit d’une da
te
en devenir, qui demande encore à être construite.
Qu'en fera-t-on ? Que se passera-t-il cette année ? On l'ignore, et l'on
se prépare en conséquence. Ce côté insaisissable,
d'inachevé, n'est d'ailleurs pas la seule raison qui fait de cette date
et de ses résonances dans la société actuelle un événement
paradoxal. Il s'agit d'une espèce de monstre du Loch Ness de l'histoire
réunionnaise qui apparaît puis disparaît ; comme le dit l'évêque
de La Réunion, cette fête "revient" (sous-entendu sous
une autre forme) "après avoir été importante dans le
passé", ce qui est une façon elliptique de dire qu'elle a
vait disparu, en tout cas du "devant de la scène". Il va de
soi que le moment où est fait cette déclaration qui vise justement à prendre
date, n'est pas indifférent. Nous sommes dans l'année de l'alternance
présidentielle au cours de laquelle le P.C.R. , désormais rallié à la
majorité élyséenne revendiquera l'instauration d'un jour
férié pour le Vingt Décembre
« La Réunion terre d'élection ; Lire la
suite...(Philippe BESSIERE).
