Imaz La tete

Po in vré manyèr war nout péi Larényon.


Déba konvansyon lané II. La répiblik i kri la libèrté po tou
bann pèp.


Oktob 1790, in batay lo pèp i pèt si koté Sin-doming dann lo landrwa ousa la Frans lé résponsab, zordizour Aiti ousa navé an poundiak bann zèsklav fransé. Lasanblé konstitiant an aout 1789, i di napi privilèz lésklavaz é i donn légalité. Alorla bann kolon i vé pa donn sa bann Milatr lo bann drwa té voté po sat té navé 25 an.
Vinncent Ogé sanm Jean-Baptiste Chavannes la lèv bann zarm kont bann blan. Apréla la trap azot, la fé la malis sanm zot, la tortir azot, po answit désir azot sanm lo siplis la rou zot la té tiyé lo 25 févriyé 1791.

Lo 22 Aout 1791 parla, i pèt in gran lisirèsyon plis de 50 000 zésklav, magré ké lasanblé nasyonal la fé valwar bann drwa domoun, èk sitwayin i di é tout domoun << Bann zonm sanm fanm i énèt é i rès libr é égal an drwa>> la pa té libéré. Bann zésklav i dwa lobéisans a zot mèt ziska zot mor, ou di mwin ziska zot lafransisman, banna i pèt in révolt kont bann plantèr, ansanm lo aménèr Jean-François èk Biassou po giny zot libérasyon.

Aprésa Toussaint Louverture, in lésklav nwa afransi, i pran la dirèsyon larmé bann nwar. Bann kolon i domann Langlétèr èd azot, é bann zéspagnol i èd bann zésklav....


1794 : la première abolition.

La République proclame la liberté universelle : le débat à la Convention en l' an II.

En octobre 1790, une rébellion éclate dans la partie française de Saint-Domingue, aujourd'hui’hui Haïti, regroupant la majorité des esclaves français. L' Assemblée nationale constituante avait en août 1789 aboli les privilèges et proclamé l' égalité. Or les colons refusent d' appliquer aux mulâtres le droit de voécret de l' Assemblée nationale du 28 mars 1790 accordait aux hommes libres âgés de vingt cinq ans. Vincent Ogé et Jean-Baptise Chavannes prennent les armes contre les Blancs. Ils sont capturés, torturés par le supplice de la roue et exécutés le 25 février 1791.

Le 22 août 1791 éclate une grande insurrection de près de 50 000 esclaves qui, en dépit de l' adoption par l' Assemblée nationale de la Déclaration des droits de l' homme et du citoyen selon laquelle « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », n' ont pas été libérés. Les esclaves, tenus d’obéissance absolue à leur maître jusqu’à leur mort ou, du moins, leur affranchissement, se révoltent contre les planteurs, sous la direction d' un des leurs Boukman, puis de Jean-François et Biassou, afin d’obtenir leur libération. Bientôt Toussaint Louverture, esclave noir affranchi, prend la direction de l’armée noire. Les colons en appellent à l’Angleterre alors que les Espagnols aident les esclaves.

La loi du 4 avril 1792 reconnaît l’égalité politique des mulâtres mais les propriétaires répugnent toujours à appliquer la loi. Après la proclamation de la République une commission, composée des commissaires de la République Léger-Félicité Sonthonax, Etienne Polverel et Ailhaux, est envoyée sur place afin de faire appliquer la loi. La tension est vive entre les colons blancs, les mulâtres, les Noirs affranchis et les esclaves. Les troupes de la République appuyées par les esclaves insurgés sont victorieuses. Sonthonax proclame le 29 août 1793 de sa propre initiative l’émancipation des esclaves - suivi de Polverel dans deux autres provinces de la colonie- et organise l' élection de députés.

L’île de Saint-Domingue envoie à Paris, à la Convention, un député blanc, Louis-Pierre Dufay, un mulâtre libre, Jean-Baptiste Mills et un ancien esclave noir, Jean-Baptiste Belley. Les trois députés se présentent à la Convention le 15 pluviôse an II (3 février 1794) au terme d’un long parcours semé d’embûches : embarqués pour Philadelphie, ils sont pris à bord à New York à bord d' un navire qui les amène à Lorient. Mais ils sont écroués sous l' instigation de colons et inculpés d' intelligence avec les Girondins. Libérés ils sont admis à siéger à la Convention le 3 février 1793. Représentant aux yeux de l' assemblée l' association de trois couleurs, le blanc, le rouge et le noir, ils reçoivent l' accolade du Président, Vadier.

Le lendemain, les conventionnels entendent l' un d' entre eux, le colon Louis-Pierre Dufay. Au discours de Dufay, relatant l' oppression et l' humiliation des esclaves et les affres de leur condition, succède celui de Danton défendant, sous les applaudissements, l' extension au nouveau monde de « la liberté universelle ». Puis la Convention décrète l' abolition de l' esclavage, votant par acclamation le texte rédigé par Lacroix et donnant satisfaction à Toussaint Louverture, le chef des esclaves noirs.

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